« Fairy Planet » : un single féérique pour la « biodiversité des œuvres et des talents » !

Florian BRUNNER, Compositeur de musique

Le nouveau single du compositeur, Florian Brunner, « Fairy Planet », est sorti le 18 décembre dernier. Ce titre s’inscrit dans la suite du premier single « Follow My Roar », paru le 5 juin 2020. Nous avons échangé avec Florian Brunner, que nous avions déjà rencontré en Juin 2020 : 📎https://medium.com/@aymeric68100/follow-my-roar-un-single-et-un-clip-pour-la-plan%C3%A8te-dfbc50e434d5

LIEN VERS LE CLIP « FAIRY PLANET » : 📎https://youtu.be/twliHIrHpfw ⤵️

“Une vraie création, originale, ne peut que créer de la surprise et de l’adhésion. Aussi du rejet ou de l’incompréhension.”

En introduction, Florian Brunner nous rappelle la ligne directrice de sa démarche CREATIVE PLANET : « Protéger la planète et son avenir fait appel à notre créativité. Nous pouvons exprimer nos idées par des publications et des textes, mais nous pouvons aussi manier l’art et l’abstraction pour véhiculer des messages citoyens. Le Chapitre I de cette démarche était l’œuvre « Follow My Roar ». Le Chapitre II inaugure un moment encore plus inventif du projet. Le single « Fairy Planet » dure 9 minutes et emmène l’auditeur encore plus loin. »

Le compositeur, Sociétaire de la SACEM, qui a été écouté dans 19 pays sur Spotify en 2020, nous confie : « J’ai eu pas mal de retours sur « Fairy Planet ». Je suis content de tous les avis positifs qui ont été générés. C’est une œuvre audacieuse, où j’ai essayé plusieurs dispositifs sonores, où j’ai voulu casser les cycles habituels, présenter un univers qui se crée, se transforme, se brise ou disparaît. Cette œuvre peut perturber, mais je pense que c’est inévitable lorsque nous innovons. Une vraie création, originale, ne peut que créer de la surprise et de l’adhésion. Aussi du rejet ou de l’incompréhension. Mais il n’y a pas eu de réaction négative sur « Fairy Planet ». Même chez les plus critiques, ce single est considéré comme « cool », parmi les réactions que j’ai reçues. Il déconcerte et il interroge, c’est son rôle d’œuvre. Je pense qu’il est louable aujourd’hui, d’interroger une industrie musicale qui est devenue si formatée. »

« Fairy Planet » : “Une musicalité féérique, mêlant énergie et moments plus apaisés, des instants mélodiques et des passages atmosphériques”

Le single s’ouvre sur une introduction mélodique, se poursuit avec un intermède rêveur porté par différentes sonorités et une réelle variété d’instruments, réitère la mélodie initiale et s’achève sur un final qui revient aux « sources de la musique électronique », pour clôturer en beauté la présentation d’un paysage musical et sonore unique. Ce single se révèle féerique, comme son titre l’indique, mêlant énergie et moments plus apaisés, des instants mélodiques et des passages atmosphériques. La nature et la dimension écologique sont bien présentes. A ce sujet, l’artiste précise : « Je propose un voyage hors des formats classiques, davantage immersif et créatif. Franchement, je me fiche de savoir si je compose un morceau plutôt techno, atmosphérique ou expérimental, si ce morceau est trop long ou trop court. Tous ces formats établis par les radios ou les éditeurs de playlists, sont très limitants pour le processus créatif. Lorsque je compose, j’explore des sons, des mélodies, des possibilités et je ne m’impose aucune limite. Je me considère alors, comme dans un laboratoire créatif, où je peux expérimenter différentes solutions. Mon processus créatif est exigeant, mais très spontané et libre. Si nous devons tenir compte de ce qui va plaire à certains, ou déplaire à d’autres, ce n’est pas la peine de créer, ou alors on formate, mais dans ce cas on ne créé plus, on produit froidement à la chaîne. »

Les plugins m’ont permis cette fois, d’exprimer vraiment les idées que j’avais en tête

Avec son synthétiseur et son Launchpad, Florian Brunner a créé au départ des sons, en utilisant le logiciel Ableton. Par la suite, il a développé son œuvre musicale grâce à des plugins de « Native Instruments » (« Kontakt », « Massive X, » « Komplete Kontrol » etc.) et « Output » (« Arcade »), qui lui ont permis d’étendre sa palette créative pour trouver de nouvelles « couleurs sonores ». L’artiste nous a fait part de son ressenti à utiliser ces techniques de création musicale : « j’adore utiliser les plugins, je trouve que c’est une très belle évolution, pour permettre aux artistes d’exprimer pleinement leur créativité musicale et sonore ». Il rajoute également que les plugins lui ont permis ainsi, cette fois, d’exprimer vraiment la composition qu’il avait imaginé : « Les sons sont importants. Et c’est très frustrant, de ne pas avoir les bons sons, pour aller au bout de sa vision artistique. Les plugins m’ont permis cette fois, d’exprimer vraiment les idées que j’avais en tête. C’est pour ça, que je suis extrêmement satisfait de cette œuvre « Fairy Planet ». J’ai pu ouvrir des pistes, que je vais continuer à explorer ».

Une idée de titre est arrivée « Fairy Planet », avant la composition du morceau, « ce qui a posé un thème », précise Florian Brunner, qui a voulu associer son œuvre musicale à l’équivalent d’une œuvre picturale, composée de « plusieurs tableaux colorés et surnaturels ». En effet, il nous décrit le processus créatif qui l’a amené à avoir cette vision artistique : « la toile était posée en face de moi et j’ai libéré toutes les couleurs que m’inspirait mon sujet ». Sa démarche ainsi énoncée, on arrive aux aboutissements escomptés, « le résultat est une peinture sonore accomplie. Je pense que 9 minutes était la bonne durée pour ce morceau, c’est celle qui s’est naturellement imposée, au fil de la création ». Florian Brunner a ainsi mis en valeur l’importance donnée au temps long, en sublimant une durée étendue et en lui redonnant ses titres de noblesse, à contre-courant de ce qui est réalisé aujourd’hui, dans la plupart des œuvres musicales.

Une œuvre artistique trop contrainte est une œuvre qui agonise

Florian Brunner milite pour une meilleure « biodiversité des œuvres et des talents » qui pourrait échapper aux contraintes imposées par le système musical actuel, qui instaure des cadres restrictifs, au détriment malheureusement de la liberté et de la spontanéité de la création musicale, foisonnantes chez les plus petits artistes, qui devraient être mieux mis en lumière. Florian Brunner souhaiterait « agir pour un monde durable », en permettant « l’émancipation de la créativité, dans toute sa diversité ». Pour l’artiste, « c’est comme si on sélectionnait certaines espèces de plantes ou d’animaux qu’on souhaiterait voir partout et qu’on laissait mourir les autres, les indésirables ». La création musicale doit redevenir un espace de liberté, selon le compositeur : « Quand j’étais enfant, pour moi, la nature, c’était l’évasion, la liberté, en dehors des cadres, notamment citadins. La création joue le même rôle désormais, c’est un espace de liberté, sans contraintes. J’ai donc naturellement lié ces deux mondes. On ne passe pas son temps à se demander, si le ciel ne devrait pas être plus bleu, si les branches ne devraient pas être plus droites, si l’écoulement de l’eau ne devrait pas produire un son différent. On regarde, on admire, on s’immerge, dans cet univers avec toutes les imperfections qu’il peut y avoir. On ne prend pas une règle pour aller mesurer la taille optimale des herbes. Dès que les humains veulent trop contraindre un environnement naturel, selon des normes excessives, c’est la catastrophe, ça ne ressemble plus à rien. »

Le créateur musical a également réalisé lui-même le clip, en ligne sur sa chaîne Youtube, qui accompagne la sortie de son dernier single. Florian Brunner a repris les images qu’il avait réalisé avec son modèle féminin, sa compagne Axelle Jehl, pour le clip de son single précédent « Follow My Roar ». Le montage de la vidéo et la création visuelle ont été menés, avec le logiciel Photoshop. L’artiste nous explique que « les idées lui sont venues, de manière fluide », en développant un univers qui lui semblait découler de la musique. Ainsi, il voulait « créer des sortes de tableaux colorés et quasi surnaturels ». Il nous confie : « On m’a dit que le clip était « canon », j’ai été content de recevoir cette appréciation enthousiaste ».

En conclusion, Florian Brunner nous adresse ce dernier message, un plaidoyer pour la liberté de création et sa part d’imprévisibilité : « Qu’est-ce qui nous fait rêver ? Un jardin bétonné, bien ordonné avec des espaces définis, avec des voitures bien garées ? Ou un jardin maîtrisé mais libre, où la nature peut s’épanouir et se révéler, l’herbe pousser, les arbres abonder, où les animaux peuvent vivre et s’exprimer ? Je pense que le rêve n’est possible qu’avec la seconde option, dans un jardin qui ne condamne pas la nature, mais la laisse exister et respirer. Peut-être qu’un jour, nous aurons la capacité scientifique de créer des mondes comme la Terre, il faudra accepter de ne pas pouvoir régler tous les paramètres et de laisser une place à l’aléatoire. Une nature trop contrôlée est une nature qui meurt. Une œuvre artistique trop contrainte est une œuvre qui agonise. ».

Informations pratiques :

Titre : Fairy Planet

Compositeur : Florian Brunner — Sociétaire de la SACEM : 📎https://repertoire.sacem.fr/resultats?filters=parties&query=florian%20brunner#searchBtn

Site Internet : 📎http://www.florianbrunner.org/

Profil Instagram : 📎https://www.instagram.com/florianbrunnermusic

Clip sur Youtube : 📎https://youtu.be/twliHIrHpfw

Liens vers les principales plateformes digitales : 📎https://smarturl.it/FBFairyPlanet

Sortie du single : le 18 décembre 2020

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